Par une révision totale, le Conseil fédéral poursuit les buts suivants:
- libéralisation du marché: trois monopoles de la Confédération et 41 des 43 autorisations seront supprimés. De plus, on prévoit le retrait intégral de la Confédération du marché de l'éthanol;
- optimisation du système d'imposition et de contrôle: le système d'imposition sera simplifié en ce que l'assujettissement à l'impôt se rapportera de façon conséquente à la production et à l'importation de boissons spiritueuses. Le nombre des assujettis, qui est aujourd'hui de quelque 48 000 contribuables, passera à 3000 environ. De plus, les privilèges fiscaux seront uniformisés. Ces simplifications entraîneront pour l'administration une réduction sensible des contrôles, sans pour autant que les recettes fiscales n'en pâtissent;
- réorientation de la réglementation du marché: en concentrant dans une seule loi les dispositions concernant le commerce des boissons alcooliques et la publicité à leur propos, aujourd'hui éparpillées dans plusieurs textes, on évitera des doubles emplois au niveau de la législation et dans son exécution et on éliminera l'insécurité juridique qui en résulte. De plus, on créera les conditions d'une cohérence renforcée de la politique en matière d'alcool (et de marché de l'alcool) en soumettant le commerce des boissons alcooliques à des règles uniformes;
- réorganisation des tâches: la suppression du monopole d'importation et le retrait de la Confédération du marché de l'éthanol permettront de privatiser Alcosuisse, le centre de profit de la RFA. Les autres services de la RFA intégreront l'administration fédérale centrale. De cette manière, on pourra mettre à profit de façon ciblée le potentiel de synergies avec d'autres tâches administratives.